Compagnie

Perrine ValliCréée en 2005 par la chorégraphe et danseuse Perrine Valli, la compagnie Sam-Hester emprunte son nom aux chats d’Andy Warhol qu’il a nommé tout au long de sa vie «Sam» pour les mâles et «Hester» pour les femelles.

D’origine franco-suisse, Perrine Valli se forme au Conservatoire National de Lyon, au CDC de Toulouse, à la London Contemporary Dance School et travaille en tant qu’interprète avec les chorégraphes Estelle Héritier et Cindy Van Acker.

Très prolixe, la compagnie a créé une quizaine de pièces dont Ma cabane au Canada, Série, Je pense comme une fille enlève sa robe, Deproduction, Le cousin lointain, Si dans cette chambre un ami attend..., Laissez-moi danser, Les renards des surfaces, Une femme au soleil, etc.

Ces pièces sont présentées sur des scènes en Suisse (ADC-Genève, Théâtre de Vidy, Théâtre de l’Arsenic, Sévelin 36, Tanzhaus…), France (Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, Festival Faits d’Hiver, Maison de la Danse de Lyon, Quartz…) Espagne (Mercat de les Flors, Teatro Cicca…), Belgique (Budascoop), Pays-Bas (Melkweg), Allemagne (Tanz im August), Russie (TsEKH), Japon (Institut franco-japonais, TPAM, Yokohama Dance Collection…), Australie (Melbourne Festival), Singapour (Fringe Festival), Abu Dhabi (Abu Dhabi Art).

Artiste résidente à Mains d’Oeuvres durant quatre ans, Perrine Valli remporte le premier prix du concours international de chorégraphie Masdanza en 2007 et le second prix du concours suisse Premio en 2008. Elle obtient en 2009 une résidence de recherche CulturesFrance «Villa Médicis Hors les murs» effectuée à Tokyo où elle travaille régulièrement jusqu’en 2011.

La question de l'identité sexuelle tient une place centrale dans la recherche artistique, tout comme l’articulation de la relation entre narration et abstraction dans le travail chorégraphique.

Après dix ans d’expériences entre Paris et Genève, la compagnie Sam-Hester s’ancre en Suisse en 2015.

Démarche artistique

La recherche chorégraphique s’articule autour de cinq grands axes:
  • Les thématiques abordées interrogent la question de l’identité sexuelle et des rapports homme-femme, fil conducteur du travail artistique.
  • Si le fond est toujours le même, la forme varie beaucoup d’une pièce à l’autre. Certaines sont dansées, d’autres plutôt performatives ou théâtrales, le “ton” peut être onirique, sombre, poétique, drôle ou politique.
  • Le lien entre abstraction et narration est au centre de la recherche. L’idée étant de partir d’un sujet concret (la prostitution, le mythe de Lilith, le désir…) et de le traiter sur scène de manière abstraite.
  • Chaque création est inspirée par l’univers d’un artiste: Hopper dans “Une femme au soleil”, Dickinson dans “Si dans cette chambre un ami attend…”, Bataille dans “Je pense comme une fille enlève sa robe”, Deleuze dans “Ma cabane au Canada”… Et le titre leur est directement emprunté.
  • La recherche chorégraphique est très influencée par les arts plastiques et l’esthétique des pièces a un côté «suisse»: organisé, structuré, rangé, géométrique, graphique, minimaliste…
contact / photo : Dorothée Thébert / site : Dutch Girl Design