Par: Maggie Foyer

 

[...] Dans ce lot de chorégraphes émergents choisis par le réseau européen de Catherine Dunoyer de Ségonzac, le mot d’ordre est diversité. Et tout comme on se déplace d’un lieu à un autre, on doit aussi faire des déplacements mentaux très rapides d’un style à un autre. C’est par exemple le cas avec In Jung Jun, la fille folle et mal fagotée, à Perrine Valli la minimaliste méticuleuse. Perrine nous vient de Suisse, rien d’étonnant, dirait-on. Elle cite trois fois Gilles Deleuze dans la feuille de salle et, toute vêtue de noir, dans un cadre dépouillé très noir, se met à installer lentement d’impeccables carrés blancs faits de papier toilette et scotchs . Cela s’appelle « Série », dont elle a présenté deux sur cinq. Tant mieux? Même pas ! Car au fur et à mesure qu’elle continue à dessiner avec son beau corps noir des lignes blanches et des figures impressionnantes par leur pureté, l’ensemble devient profondément envoûtant et la jeune chorégraphe maîtrise complètement notre égarement. C’était l’une des pièces les plus prometteuses. […]