2011 : Déproduction

«Jeune chorégraphe franco-suisse en pleine ascension, Perrine Valli fait forte impression en présentant Déproduction, situé au confluent de la danse, du théâtre et de la performance. Cette pièce amène très subtilement le spectateur à réfléchir sur les conditions de création de la danse contemporaine.»

Les Inrocks – Jérôme Provençal

Distribution

Conception : Perrine Valli
Interprétation : Airi Suzuki, Kazuma Glen Motomurai
Lumière : Laurent Schaer
Administration : Possum production et Pâquis Production
Diffusion : Aurélie Martin
Collaboration chorégraphique : Tamara Bacci
Coproduction : Théâtre de l’Usine, Genève / Festival Far des Arts Vivants, Nyon
Soutien :  Adami, Ville de Genève – Département de la culture et République et Canton de Genève, Pro Helvetia – Fondation pour la culture.
Résidence : Maison de la Danse de Lyon 
Durée : 1 heure
Crédit photo : ©Nicolas Lelièvre

Description

À l’issue de sa résidence Cultures France "Hors les murs" à Tokyo, Perrine Valli saisit l’occasion de travailler d’une manière inhabituelle en partant d’un concept très japonais : l’expérience du vide. La non-productivité lui offre une réelle rencontre avec la culture japonaise. De la confrontation entre la culture dans laquelle elle a toujours vécue, et celle dans laquelle elle est baignée durant quatre mois, naît Déproduction. Cette pièce rassemble deux soli qui évoquent tous deux, par la parole mais aussi par les gestes, les différences culturelles entre l’Europe et le Japon.

La première performance, interprétée par le danseur Kazuma Glen Motomura, interroge le métier de danseur et le contexte politique dans lequel il travaille, ainsi que la position d’un homme japonais dans ce contexte artistique spécifique. En échangeant sur leurs expériences mutuelles, Perrine Valli a été frappée par la différence entre la situation professionnelle des danseurs japonais et européens. Tandis que Kazuma Glen Motomura n’était pas rémunéré pour ses prestations de danseurs et était dans l’obligation de vendre les places de son propre spectacle sous peine de devoir les rembourser, Perrine, elle, était payée pour passer plusieurs mois à Tokyo sans avoir ni à danser, ni à créer…

La seconde, interprétée par Airi Suzuki, pose la question de l’empreinte culturelle sur le développement identitaire féminin à travers les thèmes du mariage, de la séduction et de l’expérience amoureuse. De grandes particularités demeurent entre la culture japonaise et la culture européenne au sein même du couple. Le culte de la féminité enfantine ou le jeu de la soumission, par exemple, sont des codes assez énigmatiques au regard des occidentaux. À l’inverse, l’acte sexuel en pleine lumière, la totale nudité sont tout à fait contraires aux codes érotiques japonais.

Ces deux productions, qui sont le fruit des échanges entre Perrine Valli et les deux danseurs Japonais, traitent du corps, du mouvement, et relèvent tout autant de la danse, du texte et de l’image, que de la parole.

(Texte : DansFabrik- Le Quartz)

Dates

24 et 25 janvier 2013 Fringe Festival, Singapour
26 mars 2013 CCN de Caen, France
29 février 2012 Quartz, Brest, France
du 9 au 12 juin 2011 Théâtre de l’Usine, Genève, Suisse
16 juin 2011 Centre Culturel Suisse, Paris
10 et 11 août 2011 Festival far des arts vivants, Nyon, Suisse
19 août 2011 Sommer Bar - Tanz im August, Berlin, Allemagne

Photos

  photos: Akatre

Vidéo - Kazuma

Vidéo - Airi

Presse

Les Inrockuptibles

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Mouvement - par Jérôme Provençal

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Le Temps - par Marie-Pierre Genecand

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Le Courrier

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Le Phare - par Hélène Mariéthoz

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La Côte - par Contessa Pinon

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